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Il s’est passé plein de choses.

D’abord, je suis allée à Paris quelques jours pour une formation. Une fois affranchie des formalités hôtelières, n’écoutant que mon courage, ma bonne humeur et la petite voix du mâle qui me suit partout où je vais, j’ai décidé de faire tout à pied, même s’il pleuviotait. Et effectivement, quand je suis mise en route, il a pleuvioté. Il a même plu. Des gouttelettes, puis des gouttes, puis des cruches, des seaux, des bassines, des torrents, des cascades, des fontaines de Trevi et même des cabines de douche à jets hydromassants. Dans la rue c’est subitement devenu la GUERRE, le but universel de tout un chacun devint d’arriver, d’arriver vite, TRES vite, n’importe où, mais vite. J’ai finalement poussé la porte du centre de formation quasiment fossilisée à mon manche de parapluie, qui a immédiatement porté plainte pour harcèlement moral et fracture ouverte de baleine, et je me suis installée, l’œil fou et le pantalon mouillé des chevilles aux genoux. Bien entendu, dans un accès de démence, je n’avais pas pris de chaussette de rechange dans mon sac.

A la suite de ma formation humide, je ne me suis pas beaucoup reposée puisque j’avais aussi mille choses prévues le soir : faire un bisou à mon petit neveu Jojo, comprendre pourquoi la vendeuse de bijoux hipsterisants faisait la gueule, manger une salade d’épinards avec Balibulle et une fois à l’hôtel, vérifier que Philippe Estebetch avait toujours une adorable tête de pomme de terre avec des muscles. Bref, toute cette folie urbaine a bien évidemment complètement déréglé mon rythme biologique, et quand je suis rentrée à la maison je suis tombée malade comme un chien, comme un chien qui tousse, qui mouche et qui barle cobe ça.

C’est alors qu’est arrivé chez moi le convoi familial de quatorze cousins suisses que j’avais invité pour le week-end. J’ai dépensé avec eux mes dernières forces vitales dans la confection collective de vingt-huit tartes flambées, l’ascension d’un château médiéval et la dégustation de tout type de breuvages au raisin. A la fin de la semaine, j’étais heureuse mais tellement harassée que je ne pouvais plus communiquer qu’avec une seule personne : Jojo. Venu pour l’occasion, il a d’ailleurs lui aussi passé un très bon moment puisqu’il a découvert (avec un émerveillement teinté d’horreur) l’existence de l’espèce animale à laquelle appartient Luluchatigré. Il faut dire qu’en terme d’animal, jusqu’à présent Jojo n’avait jamais vu de chat, il n’avait vu que des pigeons, des rats et des chiens à manteaux.

9 Commentaires Poster un commentaire
  1. C’est dans un jardin zoologique qu’il a vu le chien en manteau ?

    16 juin 2014
  2. moi aussi je me suis rendue compte que la pluie mouillait moins à la campagne 🙂

    16 juin 2014
  3. isis #

    Quand Bécassine débarque à Paris, elle n’oublie jamais son parapluie !

    16 juin 2014
  4. Des pigeons et des rats? C’est pour nourrir les chats non?

    16 juin 2014
  5. Ouais mais là, tu vas mieux ?…. Je suis toute soucieuse maintenant…
    C’était bon les breuvages au raisin ? Blanc ou rouge ?

    17 juin 2014
  6. Blonde paresseuse, ne t’inquiète pas, depuis ça va beaucoup mieux, il faut croire que le breuvage (blanc) aura eu des vertus assainissantes inespérées…:)

    17 juin 2014
  7. Tous types de breuvage de raisins ? On dit pourtant de toujours faire attention aux mélanges explosifs !

    17 juin 2014
  8. Bravo à toi d’avoir survécu à toutes ces épreuves même si c’est grâce aux divers breuvages à base de raisin!

    17 juin 2014
  9. Hu hu, Philippe Estebetch… On a bien regardé les mêmes épisodes ^_^

    17 juin 2014

Commentaires

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